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  • sur le chemin de bethléem Wallpaper

     

    « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

          « Joseph, l'époux de Marie, était juste et ne voulait pas la dénoncer ; il décida donc de la renvoyer secrètement. » (Mt 1,19) Parce qu'il était juste, il ne voulait pas la déshonorer. Il n'aurait pas été juste, ni s'il s'était fait son complice après l'avoir jugée coupable, ni si, reconnaissant son innocence, il l'avait condamnée. C'est pourquoi il prit le parti de la renvoyer secrètement. Mais pourquoi la renvoyer ?... Pour la même raison, disent les Pères, qui incitait Pierre à repousser le Seigneur en disant : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur  » (Lc 5,8). De même le centurion lui fermait sa porte en disant : «  Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8,8) .

          Joseph, qui se considérait comme pécheur, se disait qu'il était indigne de garder plus longtemps dans sa maison une femme dont l'excellence et la supériorité lui inspiraient la vénération et la crainte. Il la voyait porter en elle le signe indubitable de la présence divine ; incapable de comprendre le mystère, il voulait la renvoyer. Saint Pierre a craint la toute-puissance divine ; le centurion a été effrayé par la présence de la majesté du Christ. Joseph, en homme qu'il était, a été saisi d'épouvante devant un miracle si neuf et un mystère si impénétrable ; c'est pour cela qu'en secret il méditait de renvoyer Marie. Ne vous étonnez pas de voir Joseph se juger indigne de vivre aux côtés de la Vierge enceinte ; sainte Elisabeth non plus n'a pas pu supporter sa présence sans être saisie de crainte et de respect : « Comment se fait-il que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1,43)...

          Pourquoi la renvoyer en secret ? Pour qu'on ne cherche pas la cause de leur séparation et qu'on ne vienne pas exiger des explications. Qu'aurait pu répondre ce juste à...des gens toujours prêts à contester ? S'il avait dévoilé ses pensées, s'il s'était dit convaincu de la pureté de sa fiancée, ces gens sceptiques l'auraient tourné en dérision, et ils auraient lapidé Marie... Joseph a eu donc raison, lui qui ne voulait ni mentir ni diffamer... Mais l'ange lui dit : « Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de l'Esprit Saint ».

     

     

    Mes Amis, dans les évangiles on parle peu de prents de

    Jésus.

    De Marie un peu, mais de Joseph on nous le presente comme

    " il était un homme juste "

    On nous presente un Saint Joseph vieux. 

    Dont Marie était une toute jeune fille et son époux devait 

    être aussi un jeune homme, peut-être plus âgé qu'elle.

    Joseph Aimait son épouse, et Marie Aussi Aimait 

    son époux. 

     

    c'est qui est certaint c'est que Joseph a été choisi pour

    veiller sur Marie et Jésus. On sait que Joseph était

    bien connu comme un bon charpentier. Plus tard, Jésus

    fera ce metier jusqu'à ses 30 ans.

    Il faut humanicer ce foyer de Nazareth. 

    De qui Jésus aurait apprit tant de tendresse, et tout

    l'art d'être un homme humain ? 

    Jésus a épousé notre nature humaine comme chacun de

    nous. Il a rit et il a pleuré. 

    Confions à la Sainte famille de Nazareth nos foyers.

    Quelle devait être la vie de ses trois êtres fait pour

    AIMER EN VERITE ?

     

    Saint Joseph père nourricier de Jésus et époux de Marie,

    aidez les foyers. Donnez-nous l'envie de vivre la fidelité dans 

    le quotidien.

     

    automne,paysage,couleurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    merci de tant d'innocence

     

     

     

     

     

    Soyons comme les petits enfants

     

     

    Magnifique !

     

     

    Merci notre Père des cieux pour la VIE

     

     

     

     

    GOD BLESS YOU TO

     

     

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    La sécularisation allait déjà bon train en ce Noël 1886. On croyait que la raison allait tout éclairer. Et pourtant la lumière a jailli d’ailleurs, comme un éclair, dans la vie de Paul Claudel: "En un instant mon cœur fut touché et je crus!"

     

    Je suis né le 6 août 1868. Ma conversion s’est produite le 25 décembre 1886. J’avais donc dix-huit ans. Mais le développement de mon caractère était déjà, à ce moment, très avancé. Bien que rattachée des deux côtés à des lignées de croyants qui ont donné plusieurs prêtres à l’Eglise, ma famille était indifférente et, après notre arrivée à Paris, devint nettement étrangère aux choses de la foi.

    Auparavant j’avais fait une bonne première communion qui, comme pour la plupart des jeunes garçons, fut à la fois le couronnement et le terme de mes pratiques religieuses. J’ai été élevé, ou plutôt instruit, d’abord par un professeur libre, dans des collèges (laïcs) de province, puis enfin au lycée Louis-le-Grand. Dès mon entrée dans cet établissement, j’avais perdu la foi, qui me semblait inconciliable avec la pluralité des mondes. La lecture de la Vie de Jésus de Renan fournit de nouveaux prétextes à ce changement de convictions que tout, d’ailleurs, autour de moi, facilitait ou encourageait.

    Que l’on se rappelle ces tristes années quatre-vingts, l’époque du plein épanouissement de la littérature naturaliste. Jamais le joug de la matière ne parut mieux affermi. Tout ce qui avait un nom dans l’art, dans la science et dans la littérature, était irréligieux. Tous les soi-disant grands hommes de ce siècle finissant s’étaient distingués par leur hostilité à l’Eglise. Renan régnait. Il présidait la dernière distribution de prix du lycée Louis-le-Grand à laquelle j’assistai et il me semble que je fus couronné de ses mains. Victor Hugo venait de disparaître dans une apothéose.

    A dix-huit ans, je croyais donc ce que croyaient la plupart des gens dits cultivés de ce temps. La forte idée de l’individuel et du concret était obscurcie en moi. J’acceptais l’hypothèse moniste et mécaniste dans toute sa rigueur; je croyais que tout était soumis aux «lois», et que ce monde était un enchaînement dur d’effets et de causes que la science allait arriver après-demain à débrouiller parfaitement. Tout cela me semblait d’ailleurs fort triste et fort ennuyeux. Quant à l’idée du devoir kantien que nous présentait mon professeur de philosophie, M. Burdeau, jamais il ne me fut possible de la digérer.

    Je vivais d’ailleurs dans l’immoralité et, peu à peu, je tombai dans un état de désespoir. La mort de mon grand-père, que j’avais vu de longs mois rongé par un cancer à l’estomac, m’avait inspiré une profonde terreur et la pensée de la mort ne me quittait pas. J'avais complètement oublié la religion et j'étais à son égard d'une ignorance sauvage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d'un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud. La lecture des Illuminations, puis, quelques mois après, d'Une Saison en enfer, fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l'impression vivante et presque physique du surnaturel. Mais mon état habituel d'asphyxie et de désespoir restait le même.

    Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C'est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j'assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand'messe. Puis, n'ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie.

    En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, de l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable.

    En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré: «Que les gens qui croient sont heureux! Si c’était vrai, pourtant! C’est vrai! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi! Il m’aime, Il m’appelle.» Les larmes et les sanglots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion.

    Emotion bien douce où se mêlait cependant un sentiment d’épouvante et presque d’horreur ! Car mes convictions philosophiques étaient entières. Dieu les avait laissées dédaigneusement où elles étaient, je ne voyais rien à y changer, la religion catholique me semblait toujours le même trésor d’anecdotes absurdes, ses prêtres et les fidèles m’inspiraient la même aversion qui allait jusqu’à la haine et jusqu’au dégoût. L’édifice de mes opinions et de mes connaissances restait debout et je n’y voyais aucun défaut. Il était seulement arrivé que j’en étais sorti.

    Un Etre nouveau et formidable, avec de terribles exigences, pour le jeune homme et l’artiste que j’étais, s’était révélé que je ne savais concilier avec rien de ce qui m’entourait. L’état d’un homme qu’on arracherait d’un seul coup de sa peau pour le planter dans un corps étranger au milieu d’un monde inconnu est la seule comparaison que je puisse trouver pour exprimer cet état de désarroi complet. Ce qui était le plus répugnant, à mes opinions et à mes goûts, c’est cela pourtant qui était vrai, c’est cela dont il fallait bon gré, mal gré, que je m’accommodasse. Ah! Ce ne serait pas, du moins, sans avoir essayé tout ce qu’il m’était possible pour résister.

    Cette résistance a duré quatre ans. J’ose dire que je fis une belle défense et que la lutte fut loyale et complète. Rien ne fut omis. J’usai de tous les moyens de résistance et je dus abandonner l’une après l’autre des armes qui ne me servaient à rien. Ce fut la grande crise de mon existence, cette agonie de la pensée dont Arthur Rimbaud a écrit: «Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes. Dur ennemi! le sang séché fume sur ma face!» Les jeunes gens qui abandonnent si facilement la foi ne savent pas ce qu’il en coûte pour la recouvrer et de quelles tortures elle devient le prix. La pensée de l’enfer, la pensée aussi de toutes les beautés et de toutes les joies, dont, à ce qu’il me paraissait, mon retour à la vérité, devait m’imposer le sacrifice, étaient surtout ce qui me retirait en arrière.

    Mais enfin, dès le soir même de ce mémorable jour à Notre-Dame, après que je fus rentré chez moi par les rues pluvieuses qui me semblaient maintenant si étranges, j’avais pris une bible protestante qu’une amie allemande avait donnée autrefois à ma sœur Camille et, pour la première fois, j’avais entendu l’accent de cette voix si douce et si inflexible qui n’a cessé de retentir dans mon cœur.

    Je ne connaissais que par Renan l’histoire de Jésus et, sur la foi de cet imposteur, j’ignorais même qu’il se fût jamais dit le Fils de Dieu. Chaque mot, chaque ligne démentait, avec une simplicité majestueuse, les impudentes affirmations de l’apostat et me dessillait les yeux. C’est vrai, je l’avouais avec le centurion, oui, Jésus était le Fils de Dieu. C’est à moi, Paul, entre tous, qu’Il s’adressait et Il me promettait son amour. Mais, en même temps, si je ne Le suivais, Il ne me laissait d’autre alternative que la damnation. Ah! Je n’avais pas besoin qu’on m’expliquât ce qu’était l’enfer et j’y avais fait ma « Saison ». Ces quelques heures m’avaient suffi pour me montrer que l’enfer est partout où n’est pas Jésus-Christ. Et que m’importait le reste du monde auprès de cet Etre nouveau et prodigieux qui venait de m’être révélé?

    C’était l’homme nouveau en moi qui parlait ainsi, mais l’ancien résistait de toutes ses forces et ne voulait rien abandonner de cette vie qui s’ouvrait à lui. L’avouerai-je ? Au fond, le sentiment le plus fort qui m’empêchait de déclarer mes convictions était le respect humain. La pensée d’annoncer à tous ma conversion, de dire à mes parents que je voulais faire maigre le vendredi, de me proclamer moi-même un de ces catholiques tant raillés, me donnait des sueurs froides et, par moments, la violence qui m’était faite me causait une véritable indignation. Mais je sentais sur moi une main ferme. Je ne connaissais pas un prêtre. Je n’avais pas un ami catholique.

    L’étude de la religion était devenue mon intérêt dominant. Chose curieuse ! l’éveil de l’âme et celui des facultés poétiques se faisaient chez moi en même temps, démentant mes préjugés et mes terreurs enfantines. C’est à ce moment que j’écrivis les premières versions de mes drames: Tête d’Or et La Ville. Quoiqu’étranger encore aux sacrements, déjà je participais à la vie de l’Eglise, je respirais enfin et la vie pénétrait en moi par tous les pores. Les livres qui m’ont le plus aidé à cette époque sont d’abord les Pensées de Pascal, ouvrage inestimable pour ceux qui cherchent la foi, bien que son influence ait souvent été funeste; les Elévations sur les Mystères et les Méditations sur les Evangiles de Bossuet, et ses autres traités philosophiques; le Poème de Dante, et les admirables récits de la Sœur Emmerich. La Métaphysique d’Aristote m’avait nettoyé l’esprit et m’introduisait dans les domaines de la véritable raison. L’Imitation appartenait à une sphère trop élevée pour moi et ses deux premiers livres m’avaient paru d’une dureté terrible.

    Mais le grand livre qui m’était ouvert et où je fis mes classes, c’était l’Eglise. Louée soit à jamais cette grande mère majestueuse aux genoux de qui j’ai tout appris! Je passais tous mes dimanches à Notre-Dame et j’y allais le plus souvent possible en semaine. J’étais alors aussi ignorant de ma religion qu’on peut l’être du bouddhisme, et voilà que le drame sacré se déployait devant moi avec une magnificence qui surpassait toutes mes imaginations. Ah ! ce n’était plus le pauvre langage des livres de dévotion! C’était la plus profonde et la plus grandiose poésie, les gestes les plus augustes qui aient jamais été confiés à des êtres humains.

    Je ne pouvais me rassasier du spectacle de la messe et chaque mouvement du prêtre s’inscrivait profondément dans mon esprit et dans mon cœur. La lecture de l’office des Morts, de celui de Noël, le spectacle des jours de la Semaine Sainte, le sublime chant de l’Exultet auprès duquel les accents les plus enivrés de Sophocle et de Pindare me paraissaient fades, tout cela m’écrasait de respect et de joie, de reconnaissance, de repentir et d’adoration! Peu à peu, lentement et péniblement, se faisait jour dans mon cœur cette idée que l’art et la poésie aussi sont des choses divines, et que les plaisirs de la chair, loin de leur être indispensables, leur sont au contraire un détriment. Combien j’enviais les heureux chrétiens que je voyais communier! Quant à moi, j’osais à peine me glisser parmi ceux qui, à chaque vendredi de Carême, venaient baiser la couronne d’épines.

    Cependant les années passaient et ma situation devenait intolérable. Je priais Dieu avec larmes en secret et cependant je n’osais ouvrir la bouche. Pourtant, chaque jour, mes objections devenaient plus faibles et l’exigence de Dieu plus dure. Ah! que je Le connaissais bien à ce moment, et que Ses touches sur mon âme étaient fortes! Comment ai-je trouvé le courage d’y résister?

    La troisième année, je lus les Ecritures posthumes de Baudelaire et je vis qu’un poète que je préférais à tous les Français avait trouvé la foi dans les dernières années de sa vie et s’était débattu dans les mêmes angoisses et dans les mêmes remords que moi. Je réunis mon courage et j’entrai un après-midi dans un confessionnal de Saint-Médard, ma paroisse. Les minutes où j’attendis le prêtre sont les plus amères de ma vie. Je trouvai un vieil homme qui me parut fort peu ému d’une histoire qui, à moi, semblait si intéressante; il me parla des «souvenirs de ma première communion» (à ma profonde vexation) et m’ordonna avant toute absolution de déclarer ma conversion à ma famille: en quoi aujourd’hui je ne puis lui donner tort. Je sortis de la boîte humilié et courroucé, et n’y revins que l’année suivante, lorsque je fus décidément forcé, réduit et poussé à bout. Là dans cette même église Saint-Médard, je trouvai un jeune prêtre miséricordieux et fraternel, M. l’abbé Ménard, qui me réconcilia, et plus tard, le saint et vénérable ecclésiastique, l’abbé Villaume, qui fut mon directeur et mon père bien-aimé, et dont, du ciel où il est maintenant je ne cesse de sentir sur moi la protection. Je fis ma seconde communion en ce même jour de Noël, le 25 décembre 1890 à Notre-Dame.
     

    Paul Claudel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    GOD BLESS YOU

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                            Ps continuation.....

     

     

     

     

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    LA GRÂCE DE NOËL

     

    Si le ciel me comblait de grâces, j'étais loin de les mériter. J'avais constamment un vif désir de pratiquer la vertu ; mais quelles imperfections se mêlaient à mes actes ! Mon extrême sensibilité me rendait vraiment insupportable ; tous les raisonnements étaient inutiles, je ne pouvais me corriger de ce vilain défaut.

    Comment donc osais-je espérer mon entrée prochaine au Carmel? Un petit miracle était nécessaire pour me faire grandir en un moment; et, ce miracle tant désiré, le bon Dieu le fit au jour inoubliable du 25 décembre 1886. En cette fête de Noël, en cette nuit bénie, Jésus, le doux Enfant d'une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière. En se rendant faible et petit pour mon amour, il me rendit forte et courageuse; il me revêtit de ses armes, et depuis je marchai de victoire en victoire, commençant pour ainsi dire une course de géant. La source de mes l'armes fut tarie et ne s'ouvrit plus que rarement et difficilement.

    Je vous dirai maintenant, ma Mère, en quelle circonstance je reçus cette grâce inestimable de ma complète conversion :

    En arrivant aux Buissonnets, après la Messe de minuit, je savais trouver dans la cheminée, comme aux jours de ma petite enfance, mes souliers remplis de gâteries. — Ce qui prouve que, jusque-là, j'étais traitée comme un petit bébé. — Papa lui-même aimait à voir mon bonheur, à entendre mes cris de joie lorsque je tirais chaque nouvelle surprise des souliers enchantés, et sa gaieté augmentait encore mon plaisir. Mais l'heure était venue où Jésus voulait me délivrer des défauts de l'enfance et m'en retirer les innocentes joies. Il permit que notre cher petit père, contre son habitude de me gâter en toutes circonstances, éprouvât cette fois de l'ennui. En montant dans ma chambre, je l'entendis prononcer ces paroles qui me percèrent le coeur : « Pour une grande fille comme Thérèse, c'est là une surprise trop enfantine; je l'espère, ce sera la dernière année.

    Céline, connaissant ma sensibilité extrême, me dit tout bas « Ne descends pas tout de suite, attends un peu ; tu pleurerais trop en regardant les surprises devant papa. » Mais Thérèse n'était plus la même... Jésus avait changé son cœur !

    Refoulant mes larmes, je descendis rapidement dans la salle à manger; et, comprimant les battements de mon coeur, je pris mes souliers, et tirai joyeusement tous les objets, ayant l'air heureux comme une reine. Papa riait, il ne paraissait plus sur son visage aucune marque de contrariété, et Céline se croyait au milieu d'un songe ! Heureusement c'était une douce réalité : la petite Thérèse venait de retrouver pour toujours sa force d'âme, autrefois perdue à l'âge de quatre ans et demi.

    En cette nuit lumineuse commença donc la troisième période de ma vie-, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du ciel. En un instant, l'ouvrage que je n'avais pu faire pendant plusieurs années, Jésus l'accomplit, se contentant de ma bonne volonté. Comme les Apôtres, je pouvais dire : « Seigneur, j'ai pêché toute la nuit sans rien prendre (1). » Plus miséricordieux encore pour moi qu'il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit lui-même le filet, le jeta et le retira plein de poissons; il fit de moi un pêcheur d'âmes... La charité entra dans mon cœur avec le besoin de m'oublier toujours, et depuis lors je fus heureuse.

    Petite Thérèse de Lisieux 

     

     

     

     

     

     

     

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    DIMANCHE DE GAUDETE 

     

     

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.

     

    Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
    Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
    Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
    Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
    Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
    Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
    Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
    Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
    Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
    Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
    Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
    c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
    Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

     

     COUCHER DE SOLEIL SUR LA MER

     

    Prière de l'âme embrasée d'amour

    "Seigneur, Dieu, mon Aimé!
    Si tu te rappelles encore mes péchés pour ne pas faire ce que je te demande,
    fais en eux, mon Dieu, ta volonté : voici ce que, moi, je désire par-dessus tout.
    Exerce ta bonté et ta miséricorde, et tu seras connu en eux.

    Espères-tu mes œuvres pour exaucer, par ce moyen, ma prière ?
    Alors Toi, donne-les moi, et accomplis-les à travers moi.
    Et si tu n'attends pas mes œuvres,
    qu'espères-tu, mon très clément Seigneur ? Pourquoi tardes-tu ?

    Car enfin, c'est bien grâce et miséricorde que, par ton Fils, je te demande !
    Alors, prends mon obole puisque tu la désires,
    et donne-moi ce bien puisque toi aussi tu le veux.
    Qui pourra se libérer de ses façons et mouvements entravés,
    si Toi mon Dieu, tu ne l'élèves, jusqu'à toi, en pureté d'amour ?

    Tu ne m’enlèveras pas, mon Dieu, ce qu’une fois tu me donnas
    en ton Fils unique Jésus Christ : en lui tu m’as donné tout ce que je désire.
    Ainsi moi, je me réjouirai que tu ne tardes pas, si j’attends et j’espère.

    Miens sont les cieux et mienne la terre;
    Miens sont les peuples. Les justes sont miens, et miens les pécheurs.
    Les anges sont miens, et la Mère de Dieu et toutes les choses sont miennes.
    Et Dieu lui-même est mien et pour moi,
    Parce que Christ est mien et tout pour moi.
    Alors, que demandes-tu et que cherches-tu, mon âme ?
    Tien est tout cela, et tout est pour toi.

    Ne te mets pas à moindre hauteur, ni ne prête attention
    aux miettes qui tombent de la table de ton Père.
    Sors de chez toi et glorifie-toi en ta gloire.
    Cache-toi en elle et réjouis-toi :
    tu obtiendras les demandes de ton cœur."

    (Paroles de lumière et d'amour, 26) Saint Jean de la Croix

     

    Mes Amis, nous sommes dans ce dimanche, troisième  dimanche de

    l'avent. 

    Dimanche de Gaudete, de la JOIE.

    Mais au Carmel c'est aussi la fête de Saint

    Jean de la Croix fondateur des frères Carmes dèchausses avec Sainte Teresa

    d'Avila.

    Je vous invite avec joie, à lire ce qu'il a ecrit.

    Faisons notre cette prière ou poème car elle se transforme en

    écho de ce que nous ne pouvons pas exprimer, mais que nous

    posedons comme enfants que nous sommes de Dieu.

    Dans mon postulat je l'avait apprise par coeur tellement elle me

    parlait.  Rentrons déjà dans cette joie.

     

    « Mais tu dis encore : Puisque celui qu’aime mon âme est en moi, comment se fait-il que je ne le trouve, ni ne le sente ? C’est parce qu’il est caché et que tu ne te caches pas aussi pour le trouver et le sentir ; car celui qui doit trouver une chose cachée doit se cacher lui-même et pénétrer jusqu’à l’endroit où elle est et, quand il l’a trouvée, il est caché comme elle. » (St Jean de la Croix)

     

    allons nous cacher un peu avec celui que notre âme Aime

     

     croire

     

     

     

     

     

     

     

     

    DIEU DE TENDRESSE

     

    ET DE JOIE

     

     

     

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    Livre d'Isaïe 41,13-20. 

     

    C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite, et qui te dis : « Ne crains pas, moi, je viens à ton secours. »
    Ne crains pas, Jacob, faible vermisseau, Israël, misérable mortel. Je viens à ton secours, déclare le Seigneur ; ton rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël.
    J'ai fait de toi une herse à broyer la paille, toute neuve, hérissée de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer, et réduire les collines en menue paille ;
    tu les passeras au crible, le vent les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur, ta fierté dans le Dieu Saint d'Israël.
    Les petits et les pauvres cherchent de l'eau, et il n'y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d'Israël, je ne les abandonnerai pas.
    Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources dans les ravins. Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines.
    Je mettrai dans le désert le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier ; je mettrai dans les terres incultes le cyprès, le pin et le mélèze,
    afin que tous regardent et reconnaissent, afin que tous considèrent et découvrent que la main du Seigneur a fait tout cela, que le Dieu Saint d'Israël en est le créateur.

     

     

    Mes Amis, en cette lecture d'Isaïe,nous sommes plongés

     dans la tendresse du Seigneur. Ah si nous pouvions 

    nous laisser Aimer...

    Se laisser Aimer ce n'est pas toujours facile. C'est plus facile 

    de donner que de se sentir "deviteur de l'Amour "

    Alors le Seigneur viens à nous en petit enfant fragile...

    Il nous dit son Amour dans le silence d'un petit

    enfant qui ne sait pas encore parler.

    Quelle Tendresse de notre Seigneur. 

     

     

    Lorsque Dieu se fait homme, il choisit d’être tout le contraire de ce qu’on croit important : la richesse, les honneurs, la gloire. Il ne naît pas à Rome ni à Jérusalem, mais dans un humble village. Il n’a même pas de maison, il n’est pas accueilli. On le couche dans la mangeoire, sur le fourrage qu’on donne aux bêtes.

    Dieu se fait homme en la personne d’un petit enfant. Il se manifeste  à des personnes humbles, apparemment sans importance.

    Les bergers de Bethléem sont évangélisés : ils sont bouleversés par la gloire du Seigneur qui, par son ange, leur annonce l'événement de Noël. Ils vont voir et trouvent Marie, Joseph et l'enfant. Ensuite, ils deviennent évangélisateurs : ils parlent, ils font connaître à tout le monde ce qu'ils ont entendu et vu. Tous s'émerveillent, et Marie garde toutes ces choses en son cœur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    GOD BLESS YOU 

     

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