• JE PARLE COMME MALADE !!!

     

    Des dérives inacceptables dans un établissement psychiatrique

    Un rapport du Contrôleur général des lieux de privations de liberté, rendu public mercredi 16 mars, dénonce des graves dérives dans le recours à l’isolement et la contention dans un établissement de l’Ain.

    Le centre psychothérapique de l’Ain, un établissement de 412 lits objets de toutes les dérives.

    Le centre psychothérapique de l’Ain, un établissement de 412 lits objets de toutes les dérives. / JEFF PACHOUD/AFP

    C’est un rapport sidérant. Le récit de violences ordinaires, presque banalisées, contre des personnes atteintes de pathologies psychiatriques. « Jamais par le passé nous n’avions constaté une telle atteinte des droits fondamentaux dans un hôpital », avoue Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privation de liberté.

    Mercredi 16 mars, cette responsable a rendu publiques les recommandations qu’elle a faites « en urgence » en février au ministère de la santé à propos du centre psychothérapique de l’Ain. Un établissement de 412 lits implanté en périphérie de Bourg-en-Bresse.

    De très graves restrictions dans la liberté des patients

    Sur place, les contrôleurs ont constaté de très graves restrictions dans la liberté d’aller et venir des patients et un recours fréquent à la contention. Certes, il peut arriver qu’en psychiatrie, les soignants soient obligés de restreindre la liberté de circulation des patients pour les protéger. Tout comme il peut arriver que les médecins prescrivent une contention ou une mise à l’isolement, « pratique médicale réservée en dernier recours aux situations de crise (et) visant à obtenir un apaisement du malade en le soustrayant aux stimulations sensorielles », précise le rapport, qui indique que la durée de l’isolement doit être brève et « ne saurait excéder le temps de la crise ».

    Mais dans cet établissement, il s’agissait d’une pratique généralisée et sans contrôle. En particulier dans l’unité pour malades agités et perturbateurs (Umap), dotée de 21 chambres. Des espaces nus équipés d’un seul lit central permettant la contention, d’un lavabo et d’un WC. « Aucun espace n’est à l’abri du regard extérieur. Les douches, une pour deux chambres, sont des cabines sans porte ni rideau, imposant aux patients de se laver sous la surveillance directe des soignants », souligne le rapport. En principe réservée aux crises, cette unité accueillait, lors du contrôle, dix patients au long cours, dont trois étaient présents depuis la date de son ouverture en 2010.

    La contention, une pratique généralisée dans les chambres d’isolement

    La contention était aussi une pratique généralisée dans les chambres d’isolement. « Certains jours, 35 patients sont contenus sur un lit. Ainsi, dans l’une de ces unités, une personne est isolée, attachée, depuis une date indéterminée. Chacun des soignants – dont certains sont en poste dans l’unité depuis plusieurs années – interrogé sur le début de cette mesure a répondu n’avoir jamais vu cette personne ailleurs que dans la chambre d’isolement », souligne le rapport.

    > À lire : Les soins psychiatriques sous le regard des juges

    La contention était aussi fréquente pour des patients en « soins de suite » enfermés dans des chambres ordinaires. « Les contrôleurs ont constaté que cet enfermement, qui dépasse souvent vingt heures par jour, pouvait être prolongé pendant plusieurs mois. Il peut s’y ajouter une contention au lit ou au fauteuil jusqu’à vingt-trois heures par jour, pour certains patients pendant des mois également, voire des années », souligne le rapport.

    Des chambres d’isolement sans bouton d’appel

    Autre constat : seule une minorité des chambres d’isolement étaient équipées d’un bouton d’appel, le plus souvent inopérant. « Les patients enfermés ne disposent d’autre moyen pour faire appel aux soignants que de taper à la porte ou de crier. Ceux qui sont attachés n’ont d’autre choix que d’attendre le passage infirmier pour obtenir à boire ou pour demander le bassin », souligne le rapport.

    Alerté en urgence le 19 février, le ministère de la santé indique avoir reçu le directeur et le président de la commission médicale d’établissement qui en 48 heures, ont « fourni une liste de correctifs d’application immédiate ». Avec l’obligation de mettre en place un plan d’action à moyen et long terme. « Ce n’est pas un hasard si cette inspection a eu lieu là-bas. En fait, c’est le président de notre délégation départementale qui a donné l’alerte au printemps 2015 parce que sa fille, hospitalisée là-bas, était à l’isolement depuis seize mois », confie Béatrice Borrel, présidente de l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et handicapés psychiques (Unafam).

    Pierre Bienvault
     
     
     
     
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    Mes Amis,
     
    J'écris pour la troisième fois à cause de la
     
    nouveauté de cet ordi.
     
     

    J'ai vécu une expérience en tant que

    malade. En 2009 j'ai du me faire

    hospitaliser à cause d'une sévère  dépression.

    C'est donc en connaissant un peu ces lieux,

    que je me permet de parler.

    Surtout pour dire fort et haut la grande

    souffrance qu'ont dû endurer ces malades.

    Je passe vite sur moi. J'ai vécu une expérience

    très positive à propos des soignants et

    médecin d'une grande humanité.

     

    Mais je comprend parfaitement ce que

    cela doit se passer dans le cas concret 

    de ses pauvres malades maltraités.

     

    On depend des soignants. Horaires fixes.

    J'avoue m'être caché sur mes draps la nuit

    pour pas laisser voir au veilleur que je

    lisais mon blog sur mon tél. car si l'on est

    surpris, on enlève le tél. 

    J'ai vu comme cela se passe dans les

    chambres d'isolement. On avait une dansmon

    étage. Elle est occupé si la personne 

    arrive très agitée. C'est pour une protection

    d'elle même et pour les patiens.

    Cependant, j'ai vu l'attention des enfirmières,

    . pour voir si la personne a soif, si elle a

    besoin de parler. 

    J'ai vu des personnes très agités qui cognaient

    à la porte en insultant les soignants.

      Mais en six mois j'avoue pas avoir vu plus de

    dix.

    Cette chambre est comme une chambre

    normale avec le cabinet de wc. et douche.

    Les contentions, sont employes,

    comme protection et pas à toutes les personnes.

    Parfois les infirmiers se sont fait agreser.

    Quelle délicatese de ses jeunes femmes et

    hommes qui ont choisi la psychiatrie, pour

    aider les malades.

    Quelle différence de ceux que l'on nomme

    sur cet article -complet que j'ai lu-

    Mais il y a eu ceux et celles, que ne pouvaient

    qu' obéir. C'est à cause de cela, que à mes

    risques et perils, j'ai voulu travailler en 

    libérale.

     

    Le malade

     

    Est une personne qui souffre en silence.

    J'ai vu cela et je l'ai vécu. On a voulu m'écouter

    un soir et j'ai refusé gentillement.

    Cette maladie qui réside dans notre

    cerveau, nous enferme dans un désir de

    solitude et de silence.

    C'est ainsi. C'est difficile de se faire un ami

    dans l'hôpital, MAIS quelle complicité de

    coeur les uns pour les autres. Que des petits

    détails en silence ou avec un petit signe.

    Aussi de la compassion. C'est rare de se plaindre

    si l'on souffre beaucoup. Ou on peut être agresif.

    Je l'ai été à un moment, mais rapidement

    j'ai changé car j'ai vu mon tort.

    Ces malades... sont isolés parfois même

    à niveau de la famille, car on ne comprend

    pas la façon d'agir du fils ou la fille.

    Mais pourquoi un jeune homme

    ou une jeune fille, n'arrivent pas à faire

    leur toilette? Le corps le veut mais la volonté

    est anéantie. Toute une nuit faire sa valise !

    Et en faite ne pouvoir mettre dedans, que

    des serviettes et des thichorts et des jeans.

    Pas oublier le tél pour communiquer.

    Et ça toute la nuit en regardant sa valise,

    en voulant mettre des choses sans le pouvoir.

    Voilà un petit détail de cet handicap.

    Ces malades de cet hôpital que je nomme

    " un camps de concentration"

    On dû souffrir comme des déportés.

     En France ! 

     

    Toute mon affection fraternelle et ma

    compassion va à chacun d'eux.

     

    Pensez que la psychiatrie commence que

    maintenant. Les traitements, la façon 

    de savoir accompagner, le droit des malades,

    très importat. Le respect au culte.

    On commence à parler de la bipolarité, pas mal,

    mais elle existe depuis toujours ! 

    On se penche sur la souffrance de la maladie

    mentale, mais depuis pas très longtemps.

    Et pas tous les médecins sont au courant.

    Le mien je l'ai vue pleurer de me voir demander

    de mourir. Soyez rassurés cela est du

    passé et je garde contact avec mon ancien

    médecin à qui je dois la vie. Quarante annés

    de médecin auprès de malades !!! 

    Et comme récompense...l'Amour de ses malades.

    Ou l'oubli...

     

     

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    GOD BLESS YOU

     

     

     

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    « MERCI A LA VIESEMAINE SAINTE 2016 »
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  • Commentaires

    7
    Dimanche 20 Mars 2016 à 09:39

      

    Bonjour Ana, je te souhaite de passer un bon dimanche...

    Gros bisous, caresses à Titi

    6
    Samedi 19 Mars 2016 à 18:12

    BONJOUR ANA !

     

    Tu te dévoiles trop Nani, tu aurais plutôt besoin de reconnaissance !

    Sais-tu qu'il y a de 1 à 2% de bipolaires en France ! Je sais que beaucoup de gens pensent que nous sommes BIEN ou MAL, sans milieu ! En réalité y a tous les stades avant d'arriver au plus terrible !

    Si tu es consciente que tu as souffert de çà, c'est que tu n'étais pas rendu trop loin !  Passer de fortement irritable à impassible voir inerte c'est sommes toute très courant, il ne faut pas s'exposer à la méchanceté ou à la grandes détresse !

    Moi je suis persuadé que notre cerveau est une magnifique machine biologique ! Si des neurones et des liaisons sont altérées, notre formidable machine se répare (souvent) toute seule, maintenant c'est prouvé !

    Il ne faut pas "prêter le flanc" à la critique ou aux sarcasmes, fais toujours ce que tu sais bien faire avec les gens que tu aimes bien et pour les autres, tu laisses courir sans malveillance !

    Changes plutôt de sujet ! Il ne faut pas laisser croire que les soignants ne sont que des monstres !

     

    Gros Bisous Nani !

    5
    Samedi 19 Mars 2016 à 09:52

      

    Bonjour Ana,

    ton article est très douloureux à lire quand on pense que tu es passée par ces endroits...

    maintenant tu vas mieux et tu peux en parler...

    Bon samedi chère petite amie, caresse à titi..

    Je te fais de gros bisous

    4
    Vendredi 18 Mars 2016 à 22:01

    PARDON DE CET ARTICLE Où JE NE ARRIVE PAS à LE FORMATER BIEN

    AVEC CET ORDI !

    Bisous nani

    3
    Vendredi 18 Mars 2016 à 08:53

      

    Bonjour Ana, comme c'est triste d'en arriver là.. Ces pauvres malheureux sont vraiment mal traités..

    Bon vendredi chère petite amie.

    GROS BISOUS

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    2
    Jeudi 17 Mars 2016 à 20:32

    BONSOIR ANA !

     

    Je n'ai pas trop suivit le problème parce qu'il faut étudier çà avec beaucoup de discernement !

    Je vis çà à chaque fois que je participe à des animations dans l'EHPAD ! La bas, il y a une unité Alzheimer et certains résidents deviennent dangereux pour eux et pour les autres ! Il y a les médicaments bien sûr, mais avant d'y arriver......

    J'ai vu des malades entravés sur leur fauteuil et sur leur lit mais ils reste dans l'unité qui est close ! Il faut faire TRES ATTENTION à la promiscuité des malades.

    Dans l'Ain, certains malades entravés dans l'établissement rentre chez eux le soir ou le WE !.......Là, soit que l'encadrement est cruel ou soit qu'il est inconscient !  

    Je préfère ne pas en dire plus, c'est TRES DIFFICILE d'être juste et responsable, pour moi, il y a beaucoup trop d'INCOMPETENTS (Journalistes et Syndicats) qui se mêlent de chose qu'ils ne connaissent pas !

     

    Gros Bisous Nani !

      • Jeudi 17 Mars 2016 à 21:09

        C'est odieux de voir ça,

        comment personne ne s'en est plains avant

        ça me dégoute de voir l'humain encore plus fous 

        que ceux qu'ils soignent ...

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