• POUR L'ANNEE NOUVELLE

    6e jour dans l'Octave de Noël

    Première lettre de saint Jean 2,12-17.

     

    Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
    Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais.
    Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais.
    N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui.
    Tout ce qu’il y a dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse –, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.
    Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

     

     

     

     

     

     

    automne ensoleillé Wallpaper

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'enfant.

    Quand l'enfant nous regarde, on sent Dieu nous sonder ;
    Quand il pleure, j'entends le tonnerre gronder,
    Car penser c'est entendre, et le visionnaire
    Est souvent averti par un vague tonnerre.
    Quand ce petit être, humble et pliant les genoux,
    Attache doucement sa prunelle sur nous,
    Je ne sais pas pourquoi je tremble ; quand cette âme,
    Qui n'est pas homme encore et n'est pas encor femme,
    En qui rien ne s'admire et rien ne se repent,
    Sans sexe, sans passé derrière elle rampant,
    Verse, à travers les cils de sa rose paupière,
    Sa clarté, dans laquelle on sent de la prière,
    Sur nous les combattants, les vaincus, les vainqueurs ;
    Quand cet arrivant semble interroger nos coeurs,
    Quand cet ignorant, plein d'un jour que rien n'efface,
    A l'air de regarder notre science en face,
    Et jette, dans cette ombre où passe Adam banni,
    On ne sait quel rayon de rêve et d'infini,
    Ses blonds cheveux lui font au front une auréole.
    Comme on sent qu'il était hier l'esprit qui vole !
    Comme on sent manquer l'aile à ce petit pied blanc !
    Oh ! comme c'est débile et frêle et chancelant
    Comme on devine, aux cris de cette bouche, un songe
    De paradis qui jusqu'en enfer se prolonge
    Et que le doux enfant ne veut pas voir finir !
    L'homme, ayant un passé, craint pour cet avenir.
    Que la vie apparaît fatale ! Comme on pense
    A tant de peine avec si peu de récompense !
    Oh ! comme on s'attendrit sur ce nouveau venu !
    Lui cependant, qu'est-il, ô vivants ? l'inconnu.
    Qu'a-t-il en lui ? l'énigme. Et que porte-t-il ? l'âme.
    Il vit à peine ; il est si chétif qu'il réclame
    Du brin d'herbe ondoyant aux vents un point d'appui.
    Parfois, lorsqu'il se tait, on le croit presque enfui,
    Car on a peur que tout ici-bas ne le blesse.
    Lui, que fait-il ? Il rit. Fait d'ombre et de faiblesse
    Et de tout ce qui tremble, il ne craint rien. Il est
    Parmi nous le seul être encor vierge et complet ;
    L'ange devient enfant lorsqu'il se rapetisse.
    Si toute pureté contient toute justice,
    On ne rencontre plus l'enfant sans quelque effroi ;
    On sent qu'on est devant un plus juste que soi ;
    C'est l'atome, le nain souriant, le pygmée ;
    Et, quand il passe, honneur, gloire, éclat, renommée,
    Méditent ; on se dit tout bas : Si je priais ?
    On rêve ; et les plus grands sont les plus inquiets ;
    Sa haute exception dans notre obscure sphère,
    C'est que, n'ayant rien fait, lui seul n'a pu mal faire ;
    Le monde est un mystère inondé de clarté,
    L'enfant est sous l'énigme adorable abrité ;
    Toutes les vérités couronnent condensées
    Ce doux front qui n'a pas encore de pensées ;
    On comprend que l'enfant, ange de nos douleurs,
    Si petit ici-bas, doit être grand ailleurs.
    Il se traîne, il trébuche ; il n'a dans l'attitude,
    Dans la voix, dans le geste aucune certitude ;
    Un souffle à qui la fleur résiste fait ployer
    Cet être à qui fait peur le grillon du foyer ;
    L'oeil hésite pendant que la lèvre bégaie ;
    Dans ce naïf regard que l'ignorance égaie,
    L'étonnement avec la grâce se confond,
    Et l'immense lueur étoilée est au fond.

    On dirait, tant l'enfance a le reflet du temple,
    Que la lumière, chose étrange, nous contemple ;
    Toute la profondeur du ciel est dans cet oeil.
    Dans cette pureté sans trouble et sans orgueil
    Se révèle on ne sait quelle auguste présence ;
    Et la vertu ne craint qu'un juge : l'innocence.

     Juin 1874.
     
    Victor Hugo.

     

     

     

    GOD BLESS YOU TO

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    3
    Jeudi 1er Janvier 2015 à 09:10

    Bonjour Ana, je ne pouvais laisser passer ce jour sans venir te présenter tous mes vœux pour cette nouvelle année : santé et bonheur.... Je t'embrasse de tout coeur

    2
    Mercredi 31 Décembre 2014 à 10:35

    Merci ma Nanie d'être passée chez moi.

    C'est toujours avec plaisir que j'aime te lire.

    Noêl c'est très bien passé avec la famille. Te fais de très gros bisous à bientôt...*Josse*...

    1
    Mercredi 31 Décembre 2014 à 10:20

    Bonjour Ana, comme c'est beau de terminer l'année avec un poème  de Victor Hugo parlant d'un enfant ...

    Ce soir, nous allons chez le beau frère de Sylvie, nous ne serons que 4 car les enfants vont terminer l'année en boîte...

    Bon réveillon... Gros bisous

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