• LE COURAGE DE JEAN LE BAPTISTE

    Tiziano Vecellio, dit le Titien (1489/1490-1576) Monastère de l'Escorial, Monastère

    Jean le Baptiste

     

    Évangile de Jésus Christ selon

    saint Marc 6,17-29.

     

    Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, 

    et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
    Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
    parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
    Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
    La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
    Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
    Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
    Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
    Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
    Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
    Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
    Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau. 

     

     

     

     

    Mes amis,

    Jean donne de lui une affirmation positive. Il n'est pas la Parole ; il est une voix qui annonce le Christ et appelle à " aplanir les chemins du Seigneur ". Pour ceux qui l'interrogent, il n'a donc pas la légitimité nécessaire pour instaurer un nouveau rite pénitentiel. Mais peu importe. Car l'essentiel n'est pas le baptême d'eau mais le baptême d'Esprit inauguré par Jésus. De même que Jean plonge les baptisés dans l'eau du Jourdain, Jésus communiquera l'Esprit et permettra aux croyants d'être immergés dans une vie nouvelle. L'essentiel n'est pas ce qu'il est mais ce qu'il annonce ou plutôt Celui qu'il annonce. Il n'est qu'un témoin qui doit s'effacer devant Celui qu'il désigne : le Messie, " l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde " (Jn 1,29).

    Il est " l'ami de l'époux " qui se réjouit de l'entendre (Jn 3,29).

    Ainsi, la vocation de Jean est d'éclairer le Messie et non pas de lui faire de l'ombre. Il doit diminuer pour que Jésus grandisse (Jn 1,30).

    N'est-ce pas là aussi la vocation de l'Eglise ? Comme le Baptiste, n'avons-nous pas à dire au monde l'exigence de Dieu ? A témoigner du Christ sauveur sans jamais nous substituer à Lui ? A nous tenir au coté de l'Epoux ?

    Que se soit là notre joie et qu'elle soit parfaite ! (Jn 1,29).

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  • Commentaires

    1
    Samedi 30 Août 2014 à 10:46

    Bonjour Ana, quelle mort injuste que celle de Jean !... J'espère qu'il fait beau à Paris... Bonne journée, gros bisous

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