• "Au cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour"

    La grâce de Noël 1886

    Thérèse connaît ce soir là une guérison radicale : elle est délivrée des névroses qui la maintenaient dans l’enfance, enfermée sur elle-même et incapable d’avancer malgré dix ans d’efforts (les dix ans qui se sont écoulés depuis la mort de sa mère, disparition qui fut la cause principale de ses difficultés).

    Thérèse à 15 ans

    "En cette nuit de lumière commença la troisième partie de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du ciel… En un instant, l’ouvrage que je n’avais pu faire en dix ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut. Comme ses apôtres, je pouvais lui dire : «Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre.» Plus miséricordieux encore pour moi qu’il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit lui-même le filet, le jeta et le remplit de poissons… Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse !…"

    "Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : «J’ai soif !» Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive… Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… Ce n’était pas encore les âmes des prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles…"

    Prière pour Pranzini  ...

     

     

     C’est alors que Thérèse raconte "l’affaire Pranzini", son premier pécheur : "J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer. J’offris au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre-Seigneur, les trésors de la Sainte Église, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions. Je sentais au fond de mon cœur la certitude que mes désirs seraient satisfaits. Je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais (que je croirais que Dieu lui pardonnerait, même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais confiance en la miséricorde infinie de Dieu, mais que je lui demandais seulement un signe de repentir pour ma simple consolation." 

    On sait comment, d’après le journal "La Croix", au moment de monter sur l’échafaud, Pranzini embrassa par trois fois le crucifix que lui tendait l’aumônier : Thérèse avait son signe.

    Il faut noter comment Thérèse découvre progressivement sa vocation personnelle :
    - son désir initial est "d’entrer au Carmel pour Jésus",
    - puis elle veut "prier pour les pécheurs",
    - ensuite, après le pèlerinage à Rome, elle désire prier pour les prêtres : "Ce que je venais faire au Carmel, je l’ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l’examen qui précéda ma profession : "je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres"

    Plus tard, elle découvrira sa véritable vocation :

    "Au cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour".

     

     

    Poème de Thérèse 

     

     

      Mes Amis, 

    Cette grâce de Noël, n'est pas venue seule. 

    Thérèse avait 14 ans et une grande sensibilité.

    Au retour de la Mésse de minuit, en rentrant,

    Thérèse va gramper les escaliers pour

    aller déposer son manteau et son chapeau, puis

    pour descendre voir ses cadeaux. Or, elle enttend

    son Roi Chéri, -comme elle appellait son père-

    " Enfin, ça sera la dernière année "

    Lui dissait cela à cause de sa fatigue et puis,

    Thérèse avait 14 ans. 

    Ces mots lui briserent le coeur, et elle eut une

    grande envie de pleurer. D'en haut elle voit

    Céline qui la connaissait bien et qui la regardeait

    pour lui donner du courage, et son père. Alors,

    Thérèse retint ses larmes, et comme si de rien

    était, elle descent comme l'enfant de toujours,

    et se jette dans les bras de son père avec la

    même joie de toujours.

    Jésus l'avait en une seconde transformé sa

    faiblesse en force.

    Cet effort de pte Thérèse, pour arrêter sa

    sensibilité et pas faire de la peine à son père,

    fut comblé par la force que Jésus lui donne.

    Parfois, un petit geste peut transformer une vie.

    On oublie cela, dans un monde où l'on se permet

    tout ... mais ce sont dans les petites choses, que

    la vrai joie se cache. Un sourire, un mot gentil.

    Savoir se taire lorsque on nous insulte ...

    Ah cela ne se fais plus, c'est désuet ...

    Ou dire quelque chose sans violence ...

    Je vous avoue, que depuis que je fréquente ce

    monde, je me vois faire pareil. Cependant, lorsque

    je sais me dominer, je suis pleine de joie.

     

    "Au cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour"

    Thérèse a réalisé jusqu’alors sa vocation de

    carmélite. Mais elle est habitée de grands désirs et

    l’insatisfaction demeure : une vocation ne lui suffit

    pas, elle les veut toutes. A la suite d’une longue

    réflexion et d’une prière assidue, elle finit par

    trouver le secret qu’elle s’épuisait à chercher.

    Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

    "Ah ! Pardonnez-moi, Jésus, si je déraisonne en voulant redire mes désirs, mes espérances qui touchent à l’infini …"

    "Je sens en moi la vocation de prêtre, avec quel amour, ô Jésus, je te porterais en mes mains lorsque, à ma voix, tu descendrais du ciel… Avec quel amour je te donnerais aux âmes !… Mais hélas, tout en désirant d’être prêtre, j’admire et j’envie l’humilité de St François d’Assise et je me sens la vocation de l’imiter en refusant la sublime dignité du sacerdoce."

    "Ô Jésus ! Mon amour, ma vie… Comment allier ces contrastes ? … "

     

     

     

     

    fleurs au mois de Mai pour la Sainte Vierge

     

     

     

    Je choisi tout !

     

     

     

     

    DEVENIR AMOUR ...

     

     

     

     

    "Au cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour"

     

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  • Commentaires

    2
    Dimanche 6 Septembre 2015 à 09:40

    Bonjour Ana,

    bon dimanche dans la paix du Seigneur..

    GROS BISOUS

    1
    Samedi 5 Septembre 2015 à 09:49

    Bonjour Ana, merci pour cette évocation de la jeunesse de Sainte Thérèse et comment Jésus a transformé sa vie...

    Bonne journée, gros bisous

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