• Aimer à perdre la raison ....Le Malheur d'Aimer

     

    « Aimer à perdre la raison », la chanson de Jean Ferrat remise à l’honneur cette année par Les Enfoirés, provient d’un poème d’Aragon, « La croix pour l’ombre », extrait des « Chants du Medjnoûn », recueil de poèmes composés par le personnage principal du grand poème Le Fou d’Elsa (1963). Dans l’ouvrage d’Aragon, il est l’un des rares poèmes de ce recueil fictivement inséré dans ce monstrueux poème à ne recevoir aucun commentaire, comme s’il allait de soi. La chanson fabriquée en 1971 par Jean Ferrat à partir de ce poème, qu’il confia ensuite à Isabelle Aubret, en reprend les trois dernières strophes.
    La fabrication par Jean Ferrat de cette chanson, qui nous revient grâce à la tournée des Enfoirés, est semblable à celle de bien des adaptations d’Aragon en musique par le même compositeur.
    De ces trois dernières strophes :

    Aimer à perdre la raison
    Aimer à n’en savoir que dire
    A n’avoir que toi d’horizon
    Et ne connaître de saisons
    Que par la couleur du partir
    Aimer à perdre la raison

    Ah c’est toujours toi que l’on blesse
    C’est toujours ton miroir brisé
    Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
    Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
    Dans toute ta chair martyrisée
    Ah c’est toujours toi que l’on blesse

    La faim, la fatigue et le froid
    Toutes les misères du monde
    C’est par mon amour que j’y crois
    En elle je porte ma croix
    Et de leurs nuits ma nuit se fonde
    La faim, la fatigue et le froid

    Les gens heureux n’ont pas d’histoire
    C’est du moins ce que l’on prétend
    Le blé que l’on jette au blutoir
    Les boeufs qu’on mène à l’abattoir
    Ne peuvent pas en dire autant
    Les gens heureux n’ont pas d’histoire

    C’est le bonheur des meurtriers
    Que les morts jamais ne dérangent
    Il y a fort à parier
    Qu’on ne les entend pas crier
    Ils dorment en riant aux anges
    C’est le bonheur des meurtriers

    Amour est bonheur d’autre sorte
    Il tremble l’hiver et l’été
    Toujours la main dans une porte
    Le coeur comme une feuille morte
    Et les lèvres ensanglantées
    Amour est bonheur d’autre sorte

    La thématique développée par ces trois première strophes absentes de la chanson est la même que celle du « mot d’ordre » du refrain : « Aimer à perdre la raison », celle de l’amour-passion, qui loin d’apaiser et de satisfaire celui qui l’éprouve, lui fait perdre sérénité et bien-être, mesure et discernement. .
    Reste que le succès populaire de cette chanson, qui doit une énorme part au lyrisme de sa mise en musique et de ceux qui l’ont portée, ne va pas de soi : extraites de leur contexte, reconnaît-on dans les strophes devenues les couplets de cette chanson le blasphème prononcé par le Medjnoûn et par ses interprètes successifs ? Ce blasphème est celui d’un homme porté par l’amour pour sa femme comme les croyants ont à l’être pour le Christ, qui proclame que c’est la divinité qu’il aime que l’on fait souffrir à chaque fois qu’il est porté atteinte à une vie sur terre, et qu’il peut supporter la souffrance dans la mesure où elle trouve un sens dans l’existence de la divinité qui est son but et son chemin...
    Toujours est-il qu’au XXIe siècle, en France, on peut encore blasphémer sur les ondes au nom de l’amour, c’est si beau et si rassurant...

    Hervé Bismuth

    ET ! 

    Le Malheur d'Aimer 

    Que sais-tu des plus simples choses
    Les jours sont des soleils grimés
    De quoi la nuit rêvent les roses
    Tous les feux s'en vont en fumée
    Que sais-tu du malheur d'aimer

    Je t'ai cherchée au bout des chambres
    Où la lampe était allumée
    Nos pas n'y sonnaient pas ensemble
    Ni nos bras sur nous refermés
    Que sais-tu du malheur d'aimer

    Je t'ai cherchée à la fenêtre
    Les parcs en vain sont parfumés
    Où peux-tu où peux-tu bien être
    A quoi bon vivre au mois de mai
    Que sais-tu du malheur d'aimer

    Que sais-tu de la longue attente
    Et ne vivre qu'à te nommer
    Dieu toujours même et différente
    Et de toi moi seul à blâmer
    Que sais-tu du malheur d'aimer

    Que je m'oublie et je demeure
    Comme le rameur sans ramer
    Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure
    A s'écouter se consumer
    Connais-tu le malheur d'aimer

     

     Belle et douce nuit ...

    Merci Luce !

    Ah oui, je t'ai cherché si longtemps ! 

    Puis

    C'est moi qui t'ai fait fuir ? Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

    Existes tu toujours ? dis le moi s'il te plaît ... Sans toi je suis rien et par Amour je veux être le rien de ton TOUT. Je regarde les gens et c'est étrange, je ne te vois plus non plus. Que se passe-t-il ? ça serais comme cette chanson ... devrais-je croire que Avoir Aimé c'est devenu un malheur ? Tu sais, je ne suis plus catho ni rien car tout cela m'a faussé le chemin. Je veux recommencer le chemin juste avec mon rien et mon chat... et toi si tu le veux bien encore. J'ai tellement peur tu sais, tout est si obscur mais j'ai encore l'envie de rire ... c'est étrange, je me dis que quelque part je garde dans mon rien un enfant... Viens car j'ai frappé à la porte ...

    Holiday Romance

    Même si nous nous efforçons, nous agissons avec le cœur en suivant la logique de notre esprit et vice versa. Réfléchissons ensemble à cela.

    “Un albero il cui tronco si può a malapena abbracciare nasce da un minuscolo germoglio. Una torre alta nove piani incomincia con un mucchietto di terra. Un lungo viaggio di mille miglia si comincia col muovere un piede.”  LAO TSE

    Amanda Cass | Redbubble

    Non esistono bambini difficili

    Non, il n'existe pas d'enfant difficile

    C'est difficile d'être un enfant

    La vita...

    A ceux qui souffrent d'Aimer, ou qui manquent d'amour

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  • Commentaires

    3
    Dimanche 19 Août à 09:36

    La création du jour

    Bonjour Ana,

    j'ai beaucoup apprécié ton article

    car j'aime les chansons de Jean Ferrat,

    "Aimer" quoi de plus beau sur terre.

    Je suis comme toi, je ne suis pas pour aller à l'église

    mais il nous reste Jésus à aimer.. C'est l'essentiel...

    Bonne journée chère petite amie 

    gros bisous et caresses à ton Titi d'amour

    2
    Dimanche 19 Août à 06:39

    De très belles chansons avec de magnifiques paroles, il n'est pas irraisonné d'aimer, l'amour c'est l'endroit ou l'on se retrouvera toujours

    Prends bien soin de toi

    Amicalement

    Claude

    1
    Dimanche 19 Août à 05:47

    J'adore les images que tu mets à l'intérieur de cet article.

    Hé oui, aimer peut être une souffrance ...

    Bon dimanche.
    Toujours pas le moral ...
    Bisoux, ma nani chérie

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